Michel Toussaint en 2014
                            Michel Toussaint en 2014

                   
 
                     Mon intérêt pour la préhistoire et les hommes fossiles remonte à l’âge de dix à onze ans, il y a un peu plus d’un demi-siècle. La participation aux fouilles du Mont-Joly en 1967, dernière année de l’Ecole de fouilles, a de toute évidence renforcé cette passion. Après une licence (4 ans, en Belgique, plus ou moins équivalent d’un master actuel) en archéologie à l’Université de Liège puis une autre en zoologie à celle de Louvain-la-Neuve, suivies d’un doctorat en sciences (paléoanthropologie) dans cette dernière institution, j’ai - avec pendant pas mal d’années des difficultés d’emploi - réalisé des recherches en préhistoire (fouilles d’entrées de grottes paléolithiques et de mégalithes) et en anthropologie (Australopithèques sud-africains, néandertaliens de Belgique, sépultures plurielles du Mésolithique et du Néolithique), notamment comme chercheur à l’Université du Witvatersrand à Johannesbourg puis, ces vingt dernières années, en tant qu’anthropologue à la Direction de l’Archéologie de la Région wallonne. Mon dernier gros dossier, publié fin 2014, consiste en la coordination et pour une bonne partie à la rédaction d’une grosse monographie en anglais relative aux fossiles néandertaliens immatures découverts depuis une vingtaine d’années dans la grotte Scladina, dans la vallée de la Meuse, et réalisée avec une trentaine de chercheurs de diverses nationalités (Allemagne, Belgique, Canada,  France, Grèce, Italie, USA …). Retraité depuis quelques mois, je continue à développer des recherches, notamment sur les Néandertaliens, mais aussi sur des ossements humains découverts dans les sépultures du Mésolithique mosan et dans les minières néolithiques de Spiennes, en Hainaut.

                                                                                                                                                                                          M.T.
 
 
Du Mont-Joly à Spiennes :
Sur les traces des minières du Néolithique
et de leurs vestiges anthropologiques
 
                                    
Introduction
 
Les anciens fouilleurs du site des Longrais, à proximité du Mont-Joly (Soumont-Saint-Quentin, Calvados), ont acquis une certaine familiarité avec l’archéologie des mines de silex du Néolithique. Bernard Edeine (1908-1999) et son équipe de l’Ecole Internationale de Fouilles du Mont-Joly y ont en effet conduit des recherches dans les années 1960 avec, en 1966 et 1967, les tous premiers grands décapages mécaniques réalisés en France, quelques années avant ceux de la vallée de l’Aisne, effectués en 1971-1972  par B. Soudsky et ses collaborateurs (Watté, 2009).
Le site des Longrais s’insère dans un vaste corpus de sites miniers qui, au Néolithique ancien, moyen, récent et final, et parfois après, s’égrenaient de l’Angleterre à la Pologne et à la Russie en passant par le bassin parisien, la Wallonie, la Hollande et l’Allemagne.  Ces sites ont, depuis le XIXe siècle, suscité l’intérêt des archéologues. Certains s’étendent sur des dizaines d’hectares et contiennent jusqu’à de nombreux milliers de puits dont la profondeur peut dépasser la dizaine de mètres, jusqu’à atteindre les précieuses "veines"  de silex destinées à alimenter de riches ateliers de taille et, souvent, un vaste commerce d’échange de matière première. Une partie de ces sites miniers - mais pas les Longrais - a livré des ossements humains. Spiennes, au sud de Mons, en Hainaut (Belgique), est l’un des plus riches à cet égard.
Inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2000, le site de Spiennes s’étend sur une centaine d’hectares sur les plateaux dominant les deux versants de la Trouille, rivière qui prend sa source en France sur la commune d’Erquelinnes, pour se jeter dans la Haine, elle-même affluent du cours belge de l’Escaut. Sur la rive droite, le site porte le nom de "Camp-à-Cayaux" et sur la gauche de "Petit-Spiennes". Depuis avril 2015, SILEX'S, le tout nouveau centre d’interprétation des minières néolithiques de Spiennes (http://www.silexs.mons.be/) accueille le grand public en présentant les diverses facettes du site et en permettant une descente sécurisée dans une minière.
 
Historique
 
Les premières découvertes anthropologiques faites à Spiennes pourraient bien remonter à 1843-44 (Hubert, 1997), mais sans qu’on en connaisse le moindre détail. Les plus récentes sont actuelles, en cette année 2015. Toutes ces trouvailles correspondent soit à des parties plus ou moins complètes de squelettes, soit à des documents isolés, avec en exergue des calottes crâniennes. Cependant, dans la mesure où la majorité des découvertes sont anciennes, elles n’ont généralement fait l’objet que de fouilles sommaires. Il en résulte une connaissance plus qu’approximative des structures d’accueil, un manque de précision relative à la position stratigraphique fine des ossements, une absence de plans de répartition des vestiges, des relations en coupes et en plans quasi inexistantes avec le matériel archéologique, une méconnaissance de la nature sépulcrale ou non des ossements, notamment de l’hypothétique caractère secondaire qui a été proposé pour certains. Divers documents n’ont même pas été reconnus comme humains à la fouille mais seulement longtemps après. Leur association au phénomène minier et leur attribution même au Néolithique sont longtemps restées conjecturales : la première datation radiocarbone d’un os humain réalisée, celle de "Spiennes C", a été obtenue il y a à peine une vingtaine d’années. Depuis, un programme de datations plus systématique a été entrepris (Toussaint et al., 2010). Les 12 dates d’ossements humains obtenues s’échelonnent de 5160 ± 45 BP à 4200 ± 45 BP, soit de 4041-2848 à 2891-2697 Cal BC à 1 σ, c’est-à-dire en dates calendaires, ce qui indique une exploitation minière commençant au Michelsberg pour se prolonger au Néolithique récent et même final.

Les trouvailles anthropologiques faites à Spiennes peuvent être regroupées en quatre phases. La première, avant 1920 environ, comprend des découvertes sans contexte précis. La deuxième, correspondant à de vastes fouilles sur les plateaux - de la fin de la première phase aux environs des deux tiers du XXe siècle - est un peu mieux documentée, sans qu’on dispose encore de plans et de coupes dépassant la qualité du croquis. Des inventaires des découvertes anthropologiques faites lors de ces deux premières phases de recherches ont été dressés de manière partielle, notamment par de Heinzelin et al. (1993). La troisième phase regroupe des ossements qui n’ont pas été reconnus comme humains in situ lors de deux fouilles pourtant relativement minutieuses : il s’agit de quelques dizaines de restes découverts en 1965 par F. Hubert pour le compte de l’ex-Service national des Fouilles ainsi que de fragments d’un pied, à la base du puits "79.1" fouillé par la Société de Recherche Préhistorique en Hainaut. Enfin, la quatrième phase comprend le squelette adulte fouillé avec précision en 1997 par la Direction de l’Archéologie du Service Public de Wallonie dans le puits ST11 (Toussaint et al., 1997), accompagné d’un nouveau-né repéré par la suite lors des études de la faune, ainsi que, en ces années 2014 et 2015, les restes dispersés d’un squelette adulte dans le puits ST6 ; ces deux fouilles, placées sous la responsabilité de l’archéologue Hélène Collet (Collet, 2015), ont fait l’objet d’un encadrement anthropologique régulier assuré par le présent auteur, avec des relevés anatomiques in situ précis. L’objectif d’un tel suivi est de tenter de repérer les indices permettant de comprendre la mise en place des ossements dans le remplissage des puits de mines. A cet effet, il s’agit par exemple de noter avec précision les éventuelles connexions entre os, la proximité ou non d’os des mêmes parties du squelette, la latéralisation des documents, l’orientation de leurs extrémités proximales et distales et de leurs diverses faces, leurs faces d’apparition, la présence d’un seul ou de plusieurs sujets, l’âge et le sexe de ce ou de ces derniers, ainsi que toute une série de petits détails anatomiques dont la compréhension peut s’avérer pertinente pour l’analyse. En fait, la présence de l’anthropologue sur le terrain permet un dialogue permanent entre la main qui fouille et le cerveau qui interprète les pratiques funéraires ou autres, responsables de l’introduction des ossements dans les dépôts sédimentaires. Avec un essai de détermination de certains paramètres dès la phase de terrain (NMI, sexe, âge..), c’est en outre le second volet des études anthropologiques - celui plus classique de la stricte anthropologie biologique - qui s’ébauche, avant de s’épanouir en laboratoire avec l’inventaire précis des découvertes, leur description, des comparaisons avec les autres groupes du néolithique régional…

La mise en place des squelettes et leur morphologie
 
A Spiennes, dès la fin de la fouille du squelette du puits ST, en 2016, débutera la réalisation d’une monographie sur les principaux aspects des puits ST6 et ST11, tant au niveau stratigraphique et géologique qu’archéologique et anthropologique, impliquant la participation de spécialistes de ces diverses disciplines. D’ores et déjà pourtant, les premières informations apparaissent, aussi bien à propos de la mise en place des squelettes que de leur morphologie.

Ainsi, les ossements de l’adulte identifié dans le puits ST11 correspond à un sujet de sexe féminin, comme en témoignent les études morphologiques et métriques de son bassin. Comme cette personne était accompagnée d’un nouveau-né, il paraît séduisant d’y voir les restes d’une mère et de son enfant, peut-être tous deux décédés lors de l’accouchement, mais seules les analyses ADN en cours permettront peut-être de tester cette hypothèse de filiation. La datation radiocarbone du cuboïde gauche du squelette adulte est de 4500 ± 50 BP (Beta-110683), soit entre 3340 et 3090 BC après calibration à 1 σ et entre 3360 et 3030 BC à 2 σ.

Les ossements des deux défunts de ST11 étaient éparpillés sur et dans diverses lentilles appartenant aux couches VIII, XVI du comblement du puits, qui se sont effondrées très obliquement jusqu’au fond, entraînant dans leur descente les deux dépouilles. Les restes des cadavres se sont ainsi retrouvés dispersés obliquement à partir de près de 5 m de profondeur, sur une surface d’environ 2 mètres de longueur sur 40 à 60 centimètres de largeur présentant un pendage d’environ 40° de moyenne. L’épaisseur de l’amas osseux était nettement inférieure à celle d‘un corps encore en chair ce qui, combiné aux nombreuses cassures, démontre l’écrasement des restes par les sédiments qui les recouvraient. La disposition du corps de l’adulte était bien reconnaissable, tête en bas et membre inférieur en haut, bien que de nombreuses anomalies de position aient été repérées. Dans le détail, la tête du défunt, représentée essentiellement par la mandibule et des fragments des deux maxillaires, était disposée à la base du dépôt. Venait ensuite, un peu plus haut, le thorax, écrasé sur place et très perturbé dans sa moitié droite, avec les vertèbres plus ou moins en connexion selon les cas, cervicales vers le bas et thoraciques au milieu. Au sacrum et aux os coxaux, eux aussi déformés in situ, avec la crête iliaque vers le bas et la région de la symphyse vers le haut, succédaient les fémurs; les articulations coxo-fémorales étaient serrées. Les deux fibulas formaient avec les fémurs un angle ne dépassant pas 50°, ce qui pourrait suggérer des jambes repliées en position "forcée" derrière les cuisses; les deux fragments principaux de tibias, plus ou moins fichés verticalement, ne correspondent cependant pas à ce modèle. Les osselets de pieds, parfois articulés deux à deux, étaient dispersés dans l‘ensemble de la zone du membre inférieur. Le bras gauche, en articulation lâche, était étendu le long du corps, humérus en bas et ulna/radius en haut, avec chaque fois l‘extrémité proximale vers le bas et la distale en haut. Le bras droit avait fortement bougé, peut-être à la suite d’une certaine torsion du thorax vers la gauche. Le radius et l’ulna droits se trouvaient ainsi près de l’épaule gauche, tête vers le bas de l’amas osseux; l’humérus droit, ainsi que la clavicule et l’omoplate de même latéralisation étaient rejetés de 30 à 50 cm plus bas.

Le puits ST6, dont la fouille se terminera en 2016, livre actuellement de nombreux ossements correspondant apparemment, dans l’état actuel de la recherche, à un seul sujet adulte, comme semble en témoigner l’absence de doublons. Les documents sont disséminés dans le puits d’accès et dans le sommet de la salle d’exploitation entre 5,4 et 7,4 m de profondeur, dans des couches postérieures à l’extraction, contemporaines du remblaiement de la structure. La présence des différentes régions du corps - membres supérieurs, membres inférieurs, thorax, crâne - comme celle des plus petits os -éléments des mains et des pieds- montre qu’il s’agit vraisemblablement d’un corps complet introduit dans le puits au cours de son comblement. A ce stade de la fouille, seules quatre vertèbres lombaires et le sacrum sont toujours bien articulés, avec les os coxaux à proximité mais en partie déplacés.

Conclusion
 
Le site minier de Spiennes est un jalon essentiel à la compréhension du phénomène minier qui s’est développé au Néolithique en Europe, à la fois en raison des nombreux milliers de puits qu’il comprend, du développement de fouilles archéologiques modernes à longueur d’années mais aussi, en matière d’anthropologie, de son fabuleux potentiel encore attesté ces dernières années par les squelettes découverts dans les puits ST11 et ST6. Et si, pour boucler la boucle, le site des Longrais - première fouille d’envergure à laquelle le présent auteur a pu participer, comme jeune étudiant - n’a pas livré de vestiges anthropologiques, c’est peut-être parce que les fouilles de Bernard Edeine y ont été arrêtées avant d’avoir pu se développer en profondeur et parce que les travaux entrepris sur le site plus récemment se sont également, pour l’essentiel, cantonnés en surface (Desloges et al., 2011).

                                                                                                                                Michel Toussaint (8 novembre 2015)

 
Ce texte original fourni gracieusement par notre camarade belge Michel Toussaint montre que nos travaux au Mont-Joly - et plus particulièrement ceux aux Longrais - n'ont pas été vains. Ils ont tracé la voie à partir des années 1980 à de nouvelles recherches sur les minières de silex autant en France que dans des pays amis comme la Belgique. Ainsi, il n'y a pas à croire qu'ils ont perdu toute valeur scientifique comme certains articles d'archéologues travaillant sur la Normandie le laisseraient penser. Merci encore à Michel Toussaint pour cet hommage rendu au Patron. 

 
Bibliographie :
 
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Principales publications de Michel Toussaint (une quarantaine sur plus de 350 articles et ouvrages) :

Toussaint G. & Toussaint M., 1976. Prospection de tombelles de La Tène en Ardenne par l’étude de photographies aériennes verticales. Bull. Soc. roy. belge Anthrop. Préhist., 87 : 147-156.

Toussaint M. & Toussaint G., 1982. Pétrographie et paléogéographie des herminettes omaliennes de Hesbaye. Bulletin des Chercheurs de la Wallonie, 25: 503-569.

Toussaint M. & Toussaint G., 1983. Le Paléolithique supérieur final de la caverne du Bois de la Saute (Province de Namur, Belgique). Bulletin de la Société préhistorique française, 80: 88-93.

Toussaint M. & Leguebe A., 1984. Morphologie et morphométrie des restes humains de la Naulette (Belgique). C.R. Acad. Sc. Paris, t 299, série II, n°19: 1363-1368.

Leguebe A. & M. Toussaint, 1988. La mandibule et le cubitus de la Naulette. Morphologie et morphométrie. Cahiers de Paléoanthropologie, Paris, C.N.R.S., 125 p.

Toussaint M., 1991. Etude spatiale et taphonomique de deux sépultures collectives du Néolithique récent : l’abri Masson et la fissure Jacques à Sprimont, province de Liège, Belgique. L’Anthropologie (Paris), 95 (1) : 257-278.

Toussaint M. & Becker A., 1992. Le Paléolithique supérieur récent du trou Jadot à Comblain-au-Pont (province de Liège, Belgique) et son paléoenvironnement. Bulletin de la Société préhistorique française, 89 : 12-18.

Toussaint M. & Becker A., 1994. Une sépulture Michelsberg : le trou de la Heid à Comblain-au-Pont. Bulletin de la Société préhistorique française, 91 (1) : 77-84.

Toussaint M., 1995. Quelques aspects de la problématique des recherches paléoanthropologiques et archéologiques dans les sépultures préhistoriques holocènes du karst mosan. Bulletin des Chercheurs de la Wallonie, 35 : 161-195.

Toussaint M., 1996. Clés de détermination des dents humaines isolées, découvertes en contexte archéo-anthropologique. Bulletin des Chercheurs de la Wallonie, 36 : 73-117.

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